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La valeur d'un homme

papiercul.jpgCombien vaut un être humain? Comment évaluer le talent et la compétence? Si l'argent est virtuel (on l'imprime sur demande), doit-on avoir des plafonds de salaires pour les dirigeants d'entreprises?

La débâcle économique américaine s'étend à tous les pays occidentaux. Il ne faut pas en douter. Les perdants sont toujours les mêmes et les gagnants, plus gras. Le scandale est là. Le plan de sauvetage du gouvernement américain prévoit
essuyer les dégâts des financiers de Wall Street avec une compensation de 700 milliards$. Assez d'argent pour régler la famine pendant des années. Assez d'argent pour enrayer la mortalité infantile en Afrique. Suffisamment pour payer les traitements de trithérapie de tous les séropositifs.

Cette fois, les démocrates et le peuple américain derrière eux, ne veulent pas qu'on ramasse les pots cassés gratuitement et qu'on refile la facture aux contribuables. Ils souhaitent massivement que les dirigeants des Citigroup, Merril Lynch, AIG, Lehman Brothers, Bear Stearn, Freddie Mac, et Fannie Mae et autres...remboursent les monstrueuses commissions et bonis gargantuesques qu'ils ont touchés tout en sachant pertinemment que leurs sociétés allaient vers un précipice.

Quelques exemples:
-Stanley O'Neil, ancien président de Merril Lynch a touché 148 millions à titre de compensation de départ. Au début de la crise du crédit, Son entreprise déclarait une perte de 8 milliards. Imaginez le bonus, si elle avait été rentable! Merril Lynch n'étant plus l'ombre d'elle-même, vient d'être racheté par Bank of America pour une fraction de sa valeur.

-En 2007, Richard Fuld Jr.,le chef de la direction de Lehman Brothers (qui a dû déclaré faillite) a touché 71 millions. Les 5 dernières années lui ont rapporté 375 millions.

-En juillet 2008, Martin J. Sullivan président sortant d'AIG a reçu 48 millions pour calmer son angoisse après avoir précipité AIG dans un puits sans fonds. Se gardant une petite gêne, Robert Willumstad, son remplaçant depuis juillet, vient de refuser sa prime de départ de 22 millions.

N'allez pas croire que cette orgie de millions n'est qu'américaine. L'an passé, les chefs de la direction des 60 plus grandes sociétés canadiennes ont empoché un total de 647 millions. Une moyenne de 10,7 millions en revenus. Soit 200 000$ par semaine. Bonne sssssemaine!

-La palme d'or des pachas revient au président de la corporation Potash de Saskatchewan. Elle est le leader mondial des fertilisants, engrais et nourriture pour bovins. La crise alimentaire a gonflé la valeur de l'action de 12$ à 161$ en 5 ans. L'action a suivi la hausse des prix de la potasse qui a passé de 100$ à 600$ la tonne. La valeur des options d'achat du président William Doyle est maintenant de... 600 millions$. Qui vaut ça?


Il y a bien des plafonds de salaires au football. Pourquoi pas dans les entreprises publiques? On l'oubli peut-être, lorsqu'une société est cotée en bourse elle appartient au public. Les fonds de pension, les fonds communs et leurs milliers de petits investisseurs en sont les véritables propriétaires. Si ceux-ci ne daignent pas lever le nez sur leurs finances et n'assistent jamais aux assemblées annuelles ou ne lisent jamais les états financiers, alors... les loups entrent dans la bergerie. Sans clôture, c'est encore plus facile.


Publié par Fabien Major  le mercredi 24 septembre 2008 à 11H28







Vos commentaires

Cet article a reçu 25 commentaires:

Grand Prix de Richelieu a dit le 24 septembre 2008

Pas dur Harpette vaut pas une cents noir voila
.
Ducette vaut pas une cents noir voila
.
Dion vaut pas une cents noir voila
.
layton vaut pas une cents noir voila
.
john charest vaut pas une cents noir voila

.
c'est ca que ca coute d'avoir des pleutres comme gouvernement

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Benton a dit le 24 septembre 2008

À la commission américaine, il y a ce commentaire d'un républicain qui m'a bien fait rire:
"C'est du socialiste financier et c'est anti-américain!"
.
On est dû pour qu'une chasse aux sorcières, et sans doute pour la première fois, une chasse aux sorcières qui ne laisserait aucun arrière goût dans les livres d'histoire!

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Guy a dit le 24 septembre 2008

À quand le retour du balancier ?
Ça me met en christ de voir ces pourritures se faire des montagnes de fric, sur MON dos de petit épargnant.
Il y a des milliers de travailleurs autonomes qui n'ont pas droit au chômage, pas droit au BS, qui se forcent le cul pour économiser leur fric pour se faire un fond de pension, et se le font VOLER par ces pourritures, qui s'enrichissent sur notre dos.

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fragments a dit le 24 septembre 2008

"Il y a bien des plafonds de salaires au football. Pourquoi pas dans les entreprises publiques? On l'oubli peut-être, lorsqu'une société est cotée en bourse elle appartient au public."


Perversion des conceptions "privé" et "public".
Je ne la pogne pas du tout.

La corporation Potash de Saskatchewan appartient au public? Ah oui? Ah bon!

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joe bla bla a dit le 24 septembre 2008

Je souhaite un Fidel Castro pour toute la planète..........

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Jaurès a dit le 24 septembre 2008

@ joe bla bla a dit le 24 septembre 2008


Entièrement d'accord.

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Pierre a dit le 24 septembre 2008

Du vrai vol légalisé, les dirigeants des pétrolières et ceux des alumineries font encore plus comme salaire, les banquiers ont volé les petits épargnant, tout ceci arrive en même temps comme-ci il y a un an tout était au beau fixe, ce sont tous des escrots et Harper est un de leur amis. Sans les peuples ces gens la n'auraint rien, une gang de voleurs à crevate.

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Pépin le bref a dit le 24 septembre 2008

batard quel français fait dur icitte... what a blog! j'pense pu r'venir

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christian de Mtl a dit le 24 septembre 2008

@fragments: toute entreprise cotée en bourse est qualifiée de publique: les actions appartiennent à tous les investisseurs (comme le dit si bien Fabien, les fonds de pension, les fonds communs et leurs milliers de petits investisseurs en sont les véritables propriétaires). De plus, si je me souviens bien, pour être cotée en bourse, une entreprise doit ouvrir ses livres comptables au public.


Christian

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Marc a dit le 24 septembre 2008

Etk à voir la campagne électorale qui se déroule présentement, la valeur humaine vaut pas grand choses. Du moins la valeur humaine de la classe moyenne. Car il y a ABSOLUMENT RIEN, aucune promesses, rien. Cette classe évidemment qui fait rouler l'économie...C'est tout un respect de la part des politichiens. Et après ils se demandent pourquoi le monde va pas voter.
En ce qui concerne les salaires des hauts dirigeants " dirigeants de quoi !!!" mais bon je n'ai pas de commentaire là dessus telement c'est irresponsable et carrément de l'abus. Ça aucun sens.

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Eric a dit le 24 septembre 2008

Hum... imaginez comment on aura de la difficulté à évaluer la valeur d'un homme...
.
Blaise Pascal (LE VRAI! et non la fragmentée du forum...) s'était penché sur le problème d'un autre angle et se demandait: "Mais qu'est-ce qu'un homme dans l'infini?"
.
Et ensuite, imaginez la prochaine question: Quelle est la valeur d'une femme?
.
ah ah ah on a du stock pour 150 ans sur les blogues ;o)
.

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fragments a dit le 24 septembre 2008

@Fabien et Chritiant de mtl

Ouais, je suis dans les patates, désolée.

Pour moi ce sont des entreprises gérées par le privés qui appartiennent à leurs actionnaires (public) en partie.

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fragments a dit le 24 septembre 2008

Eric

T'as encore envie qu'on se pogne?

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Paul a dit le 24 septembre 2008

Du sang! Du sang! Du sang!

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fragments a dit le 24 septembre 2008

Paul

Faut pas trop m'encourager, je peux être absolument sans limite!

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fragments a dit le 24 septembre 2008

Paul

J'avoue que ton poème de l'autre jour est très difficile à accoter.

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Anonyme a dit le 24 septembre 2008

/*Réitération de la précédente commande:
/ Du sang! Du sang! Du sang!

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Paul a dit le 24 septembre 2008

Daaaarrr.... maudit serveur...

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Eric a dit le 24 septembre 2008

ça se peut-tu être susceptible de même... ça prend un sens de l'humour des fois!

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notme a dit le 25 septembre 2008

@ joe bla bla

je sais que ca peut etre con a dire, mais je pense que je suis d'Accord avec toi. En fait, wi et non.... c'Est ce régime la qu'il faudrait, mais pas la portion suppression des libertés d'expressions.

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Jean-Mich a dit le 25 septembre 2008

Les grosses société font appels à des plus petites sociétés dites de ressources humaines, pour leur commander des analyses sectorielles: la petite société étudie alors tout un secteur (banques, pharmaceutique..) de sociétés cotés en bourse (ou bien d'entreprises sans directeur-propriétaire de la majorité du capital)

Suite à ces études chaque entreprise peut se situer dans la moyenne, connaissant ses propres données, en comparant les cadres dirigeant peuvent ensuite légitimement s'auto-augmenter, en disant "regardez la concurence paie mieux"...il suffit d'une seule entreprise très forte dans le secteur avec la meilleure main d'oeuvre possible, pour que toutes les autres demandent la même rémunération.

La plupart des gros projets à succès sont financés par les fonds de pension américains: cela crée des super-entreprises, avec des postes de super directeurs latent.

La rémunération des dirigeants ne doit pas être la plus grosse rémunération des l'entreprise: celui qui amène de façon fiable le + grd nombre de contrat doit être le mieux payé: dès que la rémunération atteint 6 chiffres: le salaire est bon, on se sent riche, une telle rémunération justifie une attention de 24h/24 et une disponibilité de 7 jours sur 7, ainsi qu'une compétence acquise.

De + en + de personne prônent la rémunération du travail, de la prise de risque plutôt que celle du capital... suite à la mise en place d'un tel système le marché du capital s'effondre..ce qui n'est pas anormal.

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Mony HaitFriedman a dit le 26 septembre 2008

@Major ,
Bon texte , c ' est vrai que la rémunération des dirigeants de ces entreprises est obscène comme cette manière de nouveau riche de l ' hyper bourgeoisie d ' afficher cette richesse dans les médias qu ' ils contrôlent .
Ça fait des années que dans mon entourage je pèste contre le fait que dans les années 50 le patron gaganit environ 50 fois le salaire des ouvriers par rapport à 2500 fois aujourd ' hui , et que la valeur spéculative n ' était 40 fois la " vrai " valeur .
La race humaine ne semble pas apprendre du passé et c' est le plus triste , le tout renforcé par cet univers technologique d' instantanéité qui est le notre .

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Mony Vibescu a dit le 27 septembre 2008

@Fabien ,
J ' ai trouvé cela sur la toile ref Monde Diplomatique ...
on a perdu de vue les dispositifs assez judicieux que le New Deal avait eu la sagesse de mettre en place à la suite du krach de 1929. Le Glass Steagall Act n’y était pas allé de main morte à l’époque... Il y était même allé d’une main très vive puisqu’il avait drastiquement séparé les banques en banques commerciales d’une part et banques dites d’investissement de l’autre, avec interdiction formelle aux premières de s’aventurer dans le champ des secondes, et réciproquement. Ainsi les banques commerciales restaient-elles au contact des agents de l’économie réelle et d’eux seulement, et nul n’avait à redouter qu’un bouillon spéculatif affecte cette activité là. « Interdiction formelle »... des mots qui font rêver, et dont il semble que le sens, pourtant parfois très salubre, ait été totalement perdu de vue. Faut-il que le travail idéologique du néolibéralisme ait été dévastateur pour que les prononcer apparaisse comme une audace suprême. Pourquoi cette hermétique séparation instaurée par le Glass Steagall ne pourrait-elle être refaite aujourd’hui ? N’y va-t-il pas du destin de millions de salariés, comparé aux extravagants bonus de quelques milliers de traders ? Ce que cet acte législatif élémentaire ferait très bien, mais qu’on ne voit pas venir puisqu’il manque l’audace, en fait élémentaire, d’en prendre la décision, la politique monétaire anti-spéculative, en attendant, peut le faire à sa place.

8. Post-Scriptum. Quelles « prises d’otages » ? Quels « privilégiés » ?

Comme il est des clous qui méritent d’être bien enfoncés, notamment à l’usage des habituels malentendants, ceux à qui le spectacle des crises financières se succédant ne fait venir aucune idée et qui continuent de trouver la mondialisation heureuse, il est sans doute utile de revenir un instant sur la signification réelle des termes un peu techniques d’« externalité », d’« aléa moral » et de « risque de système », mais dont il est possible de mieux pénétrer le sens, dans le cas présent, en les synthétisant tous sous la catégorie pratique de la « prise d’otage ».

C’est, redisons-le, qu’on ne voit pas comment nommer autrement cette aptitude, conférée par l’occupation d’une certaine position dans la structure du capitalisme, à lier son sort pour le pire à celui de la totalité des autres agents — car, pour le meilleur, évidemment ceux-là repasseront... On devrait normalement convenir sans difficulté que conserver pour soi-même les immenses profits de la spéculation mais répandre sur tous les désastres du krach, que compter avec un cynisme parfois ouvert sur le secours des autorités monétaires qui devront inévitablement agir pour soi afin d’éviter que ses propres calamités ne deviennent aussitôt celle de la population entière, on devrait convenir, donc, que tous ces comportements sont adéquatement compris dans la catégorie de « prise d’otages ». Aussi la clique éditorialiste, qui n’a jamais assez de voix pour hurler à la « prise d’otages » quand une grève de transport, dont les objectifs se bornent à quelques dizaines d’euros de plus ou quelques heures de moins, gêne les déplacements plus de deux jours de suite, pourrait-elle s’interroger sur les superlatifs à inventer pour qualifier cette situation à peu près aussi invraisemblable qu’inaperçue comme telle, dans laquelle l’infime minorité des parvenus de la finance met le pistolet sur la tempe de corps sociaux tout entiers et menace — armée des moyens objectifs de la menace — de tirer si l’on ne vient pas immédiatement lui éviter la déconfiture. Que la baisse des taux et la rescousse quasi-automatique soient devenues des garanties de fait extorquées par la finance du fait de sa situation stratégique n’empêche pas que seuls la retraite à 60 ans et le Smic soient d’archaïques acquis sociaux. Que les traders se goinfrent à millions pendant la bulle n’empêche pas que ce sont les cheminots et les fonctionnaires les ignobles privilégiés. On se demande parfois d’où vient et combien de temps durera ce mélange de myopie satisfaite et d’imbécillité donneuse de leçons. Il est vrai que l’aristocratie d’ancien régime, du temps où elle menait grand train, disposait déjà de sa classe satellite de curés avec strapontin au banquet et vocation à tout justifier...

Frédéric Lordon.

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Frédéric Lordon
Economiste, auteur de Et la vertu sauvera le monde... Après la débâcle financière, le salut par l’« éthique »?, Raisons d’agir, 2003.
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(1) Voir Frédéric Lordon, « Finance internationale : les illusions de la transparence », Critique Internationale, n° 10, 2001.

(2) Cf. www.technip.com/fran cais/pdf/Rappor... (PDF).

(3) NDLR. Le « défaut de paiement », autrement dit l’incapacité à rembourser une dette.

(4) C’est-à-dire une action de refinancement par les principales banques saines de la place.

(5) RMBS pour Residential Mortgage Backed Securities, CDO pour Collateralised Debt Obligations, voir pour une présentation de ces titres et plus largement des mécanismes générateurs de la crise actuelle : Frédéric Lordon, « Quand la finance prend le monde en otage », Le Monde diplomatique, septembre 2007.

(6) Overnight : du jour pour le lendemain.

(7) A l’inverse du marché interbancaire, exclusivement réservé, comme son nom l’indique, aux banques, le marché monétaire est ouvert à des institutions financières non bancaires et à des entreprises, qui peuvent soit y placer leurs excédents de trésorerie soit s’y financer en émettant des titres de dette de court terme.

(8) Ben Bernanke a succédé à Alan Greenspan à la tête de la Réserve Fédérale en 2006.

(9) Chaîne américaine d’information boursière en continu.

(10) Dont Jim Cramer, animateur sur cette même CNBC d’une émission délicatement appelée Mad Money est un des représentants les plus hauts en couleurs.

(11) Ce texte a été écrit le 19 août 2007.

(12) Frédéric Lordon, « Une mesure contre la démesure de la finance : le SLAM ! », Le Monde diplomatique, février 2007.

(13) Dont les versions françaises ont pour noms Sicav et FCP (Fonds communs de placement).

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fabien a dit le 27 septembre 2008

@mony
Tres pertinent. Dommage que les pixels de l'histoire disparaissent avec le temps. Je crois fermement que la période qui s'amorce va passer à l'histoire aussi. La douleur des souvenirs va peut-etre ralentir la cupidité de quelques uns.

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fernand leblanc a dit le 17 novembre 2008

transformer la crise en explosion economique
donez 10000$ a tous les canadiens

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